Installation avant la générale

Lundi 2 novembre, jour de rentrée pour les étudiants et journée chargée, il s’agit d’installer la scénographie avant la générale qui a lieu le soir même.

Pas évident de passer de l’idée à la réalisation, cela réserve parfois quelques surprises..Scotch qui se décolle, calque qui se gondole, et l’enthousiasme parfois s’étiole!

Pas facile non plus de gérer la lumière en plein jour, et pour une fois on attends avec impatience la pénombre pour caler les derniers détails.

A 18h30 tout est calé, le projecteur tourne, on entends au loin dans l’escalier comme un bruit de machine à écrire, au bar du jazz et la voix de Manchette , la lumière passe du bleu au rouge, on sursaute au détour d’un couloir devant des silhouettes de corps étendus… on est fin prêt!

la salle Maria Casarès
La salle Maria Casarès
Un fil rouge autour de Manchette
Un fil rouge autour de Manchette
Mise en place des leds et interventions sur les sérigraphies
Mise en place des leds et interventions sur les sérigraphies

Occulter la fenêtre avec le calque

un corps dans les toilettes?
Un corps dans les toilettes?

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De l’importance de la lumière

Mardi 6 octobre 2015:
Suite à leur visite du théâtre, les étudiants ont commencé à réfléchir sur le Projet «Iris» : Une installation dans le hall de la salle Maria Casarès, préambule spatial à la pièce Iris de Jean Patrick Manchette.
Parce que concevoir une scénographie c’est aborder la notion d’espace, mais également l’importance de la lumière, de l’ambiance sonore, afin de solliciter tous les sens des visiteurs/spectateurs. L’installation doit retranscrire l’univers de Manchette, du néo-polar et des années 80.

Quatre pôles d’intervention sont alors définis, l’atelier « lumière fonctionnelle », l’atelier « lumière d’ambiance », l’atelier « images » et l’atelier « sons ».
Un cahier des charges est établit en fonction des impératifs du lieu, ainsi qu’un questionnement sur les possibilités d’intervention possibles…comment dramatiser le lieu? Par quels moyens rythmer l’espace? Comment exploiter les ouvertures, les sols, les marches, le comptoir du bar, l’accès aux toilettes?..

Le scénographe James Brandily, intervenant sur le projet va suivre les étudiants pas à pas dans leurs propositions.
Première démonstration durant la matinée de cours d’aujourd’hui des différents éclairages utilisés au théâtre, des gélatines colorées permettant de faire varier la chaleur, la luminosité… et petit rappel en passant des cours de physique sur la synthèse additive!

1webAtelier lumière, James et les élèves

2webAtelier images

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L’envers du décor

Jeudi 1er octobre 2015

Les étudiants de Mise à Niveau du lycée Eugènie Cotton ont rencontré aujourd’hui Mirabelle Rousseau, metteure en scène de la compagnie T.O.C et  James Brandily, scénographe, ainsi que Camille Jamin, le régisseur de la salle. Ils ont pu visiter le théâtre côté coulisses et découvrir la scénographie de la pièce, ainsi que leur futur espace de travail: le hall de la salle Maria Casarès, dans lequel se situera une installation, comme un préambule spatial à la pièce Iris de Jean Patrick Manchette.
Scénariste et critique de cinéma, disparu voici tout juste vingt ans et aujourd’hui traduit dans le monde entier, Jean Patrick Manchette est connu surtout pour être le pionnier du « néo-polar », ce polar à la française qui contient une part de critique sociale. Leur scénographie devra donc, sans anecdote, plonger les spectateurs dans cet univers particulier.

james brandily
James Brandily et la classe de mise à niveau du lycée Eugénie Cotton de Montreuil.

Le travail d’aujourd’hui consistera en un relevé de mesures, le plus minutieux possible pour établir le plan précis du lieu dans lequel se situera leur intervention.

l'envers du décor

Le polar d’aujourd’hui: Imaginaire urbain et miroir de notre société

Le Nouveau Théâtre de Montreuil produit cette saison la nouvelle création de la Compagnie T.O.C: Iris, d’après l’œuvre inachevée de Jean Patrick Manchette.
Mathieu Bauer, directeur du théâtre de Montreuil, et Mirabelle Rousseau, metteure en scène du T.O.C partagent une approche semblable des enjeux esthétiques et politiques du spectacle vivant.
A travers la création d’Iris, ils ont souhaité mettre en place une résidence artistique dans trois établissements scolaire de la Seine Saint Denis autour des figures emblématiques du polar, comme source d’imaginaire urbain et miroir de notre société.
Ce projet s’inscrit dans une démarche de rencontre d’une œuvre contemporaine, dont le contenu est en prise avec le contexte politique et social de notre époque.

Les élèves travailleront sur la vision du monde que sous-entend le polar: son pessimisme et son ironie, son regard critique, politique et contestataire, le souci de décrire les conditions sociales, la violence et la criminalité, l’environnement urbain, l’argot.

Divers ateliers seront organisés, avec plusieurs intervenants de la compagnie: dramaturge, metteur en scène, comédien et scénographe.
La résidence visitera les thèmes présents dans le roman de Manchette:
le polar, les années 80, le cinéma, le cinéma au théâtre, le terrorisme, le complot, la justice.

Trois établissements participeront à cette résidence:

Le lycée Eugénie Cotton de Montreuil, Lycée des métiers de la création graphique & numérique, et du développement de l’entreprise, avec les classes de premières et de Mise à Niveau en Arts Appliqués qui travailleront sur la scénographie, la création de costumes et d’accessoires scénographiques.

Le lycée Evariste Gallois, lycée des métiers de l’audiovisuel de Noisy le Grand, avec la classe de première Economique et Sociale, qui participera aux ateliers d’écriture et d’interprétation qui aboutiront à deux petites formes théâtrales.

Les élèves du collège Lenain de Tillemont de Montreuil qui participeront eux aussi aux ateliers d’écriture et d’interprétation de petites formes théâtrales.

La résidence se tiendra d’octobre 2015 à mars 2016.

Les représentations d’Iris, de Jean Patrick Manchette- le T.O.C auront lieu quand à elles du 3 au 19 novembre 2015.